
Comment souder du cuivre ?
Vous avez des travaux de plomberie à faire et vous allez devoir souder des tuyaux en cuivre au chalumeau ? Nous allons regarder les solutions qui se présentent à vous et comment faire une brasure.
Pour commencer, pour ce qui est de la soudure de tube cuivre, nous parlons plutôt de brasure.
Une soudure, c’est lorsque l’on fait fondre les tubes que l’on raccorde.
Sur un tube cuivre, en aucun cas nous n’allons faire fondre notre tube. Nous allons faire fondre un métal d’apport, un fil d’étain dans le cadre d’une brasure tendre et une baguette d’alliage cuivre phosphore (ou cuivre phosphore argent) dans le cadre d’une brasure forte.
Pour faire simple, sur une brasure, seul le métal d’apport fond et viens se coller sur les parties des deux tubes à raccorder.
Une brasure est en quelque sorte un « collage » des tubes.
Cependant, lorsque nous parlons de brasure, il y a deux types à différencier, la brasure tendre et la brasure forte.
La brasure tendre qu’est ce que c’est ?
C’est la brasure qui est faite avec une lampe à souder ou une torche au propane et pour métal d’apport un fil d’étain. C’est la brasure qui est la plus répandue du fait du faible coût d’investissement en outillage. Elle s’appelle brasure tendre du fait que la température de chauffe du métal n’est pas très élevée, environ 350 degrés.
Et la brasure forte alors, quelle est la différence ?
La brasure forte est réalisée avec un chalumeau composé d’une bouteille d’acétylène et d’une bouteille d’oxygène. Un tel chalumeau coûte cher, il faut compter un minimum de 600 euros pour s’en procurer un. Un poste oxyacétylénique chauffe beaucoup plus, jusqu’à 3150 degrés, là où une torche propane atteindra les 400-450 degrés au maximum.
Dans le cadre d’une brasure forte, nous chaufferons aux alentours de 800 degrés.
Autre différence, entre la brasure forte et la brasure tendre, le comportement du métal. La brasure tendre est une brasure qui est rigide et cassante, alors que la brasure forte est une brasure qui est plus souple, plus malléable et moins cassante.
Bon à savoir:
A noter : les brasures tendres (cassantes) sont à éviter sur les canalisations subissant des vibrations.
Le point de fusion du métal d’apport :
C’est ce point qui va déterminer quel chalumeau utiliser. Pour une soudure (brasure) à l’étain, une torche propane suffit. Pour une brasure forte avec une baguette dont le point de fusion est plus élevé, il sera nécessaire d’utiliser un poste oxyacétylénique.
Informations:
Pour les baguettes, il en existe différentes sortes chez différents fabricants, avec différentes propriétés. Il en existe cependant deux qui sont assez communes, la baguette cupro phosphore, composée d’un alliage cuivre et phosphore, et la baguette cupro phosphore argent. Elle contient de l’argent, elle coûte plus cher, elle est utilisée surtout pour les installations gaz.
Maintenant que nous avons pose la théorie, regardons comment braser du cuivre ?
Il y a deux points fondamentaux qui sont la clé de la réussite d’une brasure.
Règle numéro 1 : Le nettoyage des surfaces.
C’est tout le travail de préparation qu’il y a en amont et qui garantie la réussite ou non de la brasure. L’ennemi de la brasure, c’est les impuretés. Les surfaces doivent être nettoyées avec un papier abrasif de type toile émeri et ce nettoyage doit être fait sur la partie mâle et sur la partie femelle du raccord. Les surfaces doivent être brillantes et il ne doit y avoir aucune trace d’oxydation. Ensuite, les poussières doivent être éliminées de la surface. Puis vient le décapant, il faut utiliser le décapant qui convient au métal d’apport choisi. J’insiste sur ce point, il ne faut pas « du décapant » mais « le décapant » qui convient au métal d’apport. Appliquez le décapant sur la partie mâle, sur la partie femelle du raccord et sur le métal d’apport. L’étape de préparation est terminée, c’est la plus importante.
Vous pouvez maintenant assembler vos pièces à braser, préparer votre métal d’apport et allumer votre chalumeau.
Et vient la règle numéro 2 : La zone de chauffe.
Avec la flamme, il ne faut pas chauffer le fil de métal d’apport. Non, il faut chauffer là où vous souhaitez que le métal d’apport aille. Il ne faut pas chauffer au niveau de l’espace entre les deux raccords. Il faut chauffer là où les raccords se superposent. Ensuite, venez tapoter le métal d’apport au niveau de la jonction, lorsque celle-ci sera à température, le métal d’apport deviendra liquide et ira se répandre entre les deux raccords par capillarité.
Pour résumer : la bonne baguette avec le bon chalumeau, une bonne préparation des surfaces et chauffer au bon endroit, voici les quatre points qui vous garantissent une bonne brasure qui ne fuie pas.
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